La présence d’une déhiscence utérine ou isthmocèle ou niche pourrait expliquer certains symptômes gynécologiques. La présence d’un isthmocèle ou diverticule au niveau de la cicatrice utérine pourrait entraîner une rétention de sang mens­truel par deux mécanismes

  • le premier par l’existence de cette poche
  • le second par un effet de valve causé par le rebord inférieur de ce diverticule qui gênerait l’évacuation spontanée des règles.

Au niveau de ce diverticule, il existerait plusieurs phénomènes secondaires à l’accumulation de sang, ;

  • endomètre congestif,
  • polypes,
  • infiltration lymphocytaires,
  • réactions au matériel de sutures,
  • vascularisation atypique

Cette accumulation de sang serait responsable de saignements persistants survenant après les règles, de ménorragies, d’états inflammatoires chroniques pelviens, d’infertilité secondaire .

Son incidence est inconnue étant donné que cette entité reste encore discutée.

Facteurs de risques

  1. Niveau de l’hystérotomie. La réalisation d’une hystérotomie trop basse ou trop haute serait responsable d’une mauvaise qualité de cicatrisation
  2. Réalisation d’une césarienne en dehors du travail,
  3. L’infection,
  4. La qualité de la suture.

Diagnostic

Il peut être échographique mais le plus souvent le diagnostic est posé grâce à l’hystéroscopie,

Mise en évidence, au delà du col, d’un défect utérin antérieur plus ou moins comblé de tissus nécrotiques ou fibrineux attestant l’accumulation de sang. L’accès à ce défect est souvent gêné par le bord inférieur de l’isthmocèle.

L’IRM est surtout intéressante pour évaluer l’épaisseur de myomètre restant en regard de l’isthmocèle .

Traitement

Plusieurs traitements ont été proposés.

Traitement cœlioscopique ou par voie vaginale est possible,

Il nécessite une exérèse large et une reconstruction .Cette technique doit être privilégiée pour les isthmocèles responsables d’accidents obstétricaux.

Traitements hysteroscopiques

Lorsqu’il n’est pas nécessaire de renforcer la cicatrice, il semble plus logique de proposer cet approche .Le but de cette technique est d’évacuer le contenu du diverticule, retirer d’éventuels corps étrangers, coaguler sa surface pour traiter

les anomalies de l’endomètre et la vascularisation anormale, et surtout réséquer les berges afin d’obtenir une pente plus douce entre le fond du diverticule et le reste de la paroi. Les résultats rapportés par différentes équipes sont très intéressants concernant le traitement des saignements postmenstruations ou les ménorragies